Il avait pris pour nom d'artiste RIB. Décédé en 1994, le père Louis Ribes s'était fait connaître pour ses tableaux, vitraux et chemins de croix qui ornent encore aujourd'hui de nombreuses églises de la région lyonnaise. Désormais âgé de 57 ans, Luc G. accuse aujourd'hui celui que l'on surnommait le « Picasso des églises » de l'avoir violé entre 8 et 14 ans.
Témoignage exclusif : à 8 ans, Luc a été violé par le père Ribes, le "Picasso des églises"

« L’avenir ne peut se construire sur le déni ou l’enfouissement de ces réalités douloureuses, mais sur leur reconnaissance et leur prise en charge » écrit Jean-Marc Sauvé dans le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique (Ciase). Ce dernier estime qu’en France, 216 000 personnes à présent majeures auraient été agressées par un prêtre ou un religieux alors qu’elles étaient mineures. Luc G., 57 ans aujourd’hui, est l’une des victimes de l’Église. Il accuse le père Ribes, décédé en 1994, de l’avoir violé de ses 8 à 14 ans dans la banlieue de Lyon.Comme souvent dans les affaires de violences sexuelles, une grossesse a ravivé les souvenirs. Cet été, celle de sa fille aînée a tout fait remonter. Désormais, Luc recherche d’autres victimes de Ribes, ce peintre qui dessinait des enfants nus avant de les agresser. Il demande aux autorités religieuses de se séparer des œuvres de l’artiste exposées dans des églises car « elles représentent des scènes de viols » et attend des réponses de l’église. D’autres enfants ont été victimes du père Ribes : deux autres témoignages ont été recueillis par la Ciase et le diocèse de Grenoble.À LIRE AUSSI : Abus...

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