Dans la presse européenne, le refus des parlementaires européens de nommer l'ancienne ministre de la défense à la Commission est d'abord perçu comme un échec pour le président français.
Sylvie Goulard rejetée par les eurodéputés, « une opportunité rare de remettre Macron à sa place »AFP

Le quotidien espagnol El Pais est clair : Emmanuel Macron subit un « varapolo », un « énorme revers », après le refus, jeudi 10 octobre, des parlementaires européens de confirmer la nomination de Sylvie Goulard au sein de l’équipe d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne.

Quatre-vingt-deux députés européens ont voté contre la confirmation de l’ancienne ministre de la défense au poste de commissaire au marché intérieur, à l’industrie, la défense, l’espace, le numérique et la culture ; vingt-neuf ont voté pour et un élu s’est abstenu.

Deux auditions n’auront pas suffi à faire disparaître les doutes des eurodéputés autour de la rémunération, à hauteur de 10 000 euros brut par mois, de « consultante » versée à Mme Goulard, par le think tank américain Berggruen, entre 2013 et 2015, alors qu’elle était encore eurodéputée. Son refus de s’engager à démissionner en cas de mise en examen dans le cadre de l’enquête sur les emplois fictifs du MoDem, alors même que cette affaire a provoqué sa démission du gouvernement français en 2017, n’a pas été bien reçu par les membres...

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