L'incendie dans l'usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso, suscite l'inquiétude des habitants, qui sont pour beaucoup restés calfeutrés chez eux.
« Sur le balcon, je découvre une énorme fumée noire. En dix minutes, on était dans la voiture pour quitter la ville »

Un calme plat, étrange, presque irréel. Alors que l’impressionnant incendie, qui s’est déclaré aux alentours de 2 h 40 jeudi 26 septembre dans un entrepôt de l’usine Lubrizol, à Rouen, est « maîtrisé mais pas encore éteint », la capitale normande vit au ralenti. L’inquiétude face à la toxicité de l’épaisse fumée noire qui s’est dégagée du site industriel de la rive gauche rouennaise jusqu’en milieu d’après-midi, autant que les consignes de la préfecture appelant à limiter les déplacements au strict minimum, ont poussé les Rouennais à se calfeutrer à l’intérieur des habitations.

Certains ont même décidé de quitter prestement la ville. C’est le cas de Loïc Fromangé, 40 ans et jeune papa : « Ma fille s’est réveillée en pleurant vers 4 heures du matin. Et là, j’entends d’impressionnantes explosions. Sur le balcon, je découvre une énorme fumée noire et une lumière orangée de fin du monde. J’ai regardé les informations qui commençaient à sortir sur Internet. En dix minutes, on était dans la voiture, avec femme et enfant, en route vers Paris, chez mon beau-père. Pour avoir travaillé dans des sites...

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