Les héroïnes souffrent mille maux cette semaine sur les écrans, parfois dans des films passionnants. Côté français, Catherine Corsini, dans « La fracture », met en scène des personnages plongés dans le tumulte d'un hôpital après une manifestation des gilets jaunes. Côté étranger, un film iranien (« Le pardon » et espagnol (« Las ninas ») zooment avec inspiration sur des femmes en lutte.

La fracture : décevantLa France des gilets jaunes, des violences policières et des hôpitaux en déroute… Dans La fracture Catherine Corsini (La nouvelle Eve, La belle saison) filme un service des urgences parisien où, à la fin d’une journée de manifestations incontrôlables, les patients se pressent face à un personnel en sous-effectif. Dans ces locaux vétustes où l’exaspération règne en maître, une dessinatrice bobo (Valéria Bruni Tedeschi) et un chauffeur routier prolo (Pio Marmaï) se rencontrent et s’engueulent. Avant, peut-être, d’apprendre à dialoguer et à s’épauler.Avec ses soignants et ses patients en burn-out, Catherine Corsini met en scène une histoire ancrée dans les réalités de notre temps, zoome sur une fracture sociale qui impose partout ses lois désolantes et slalome entre le naturalisme et la comédie grinçante. Hélas, l’artifice et les maladresses plombent La Fracture, une fiction qui, avec ses protagonistes caricaturaux, fait pâle figure en comparaison d’autres films sociaux ayant récemment autopsié sur les défaillances de notre système de santé, ce reflet malheureusement exemplaire d’une France mal-en-point. En tête de liste, ceux de Thomas Lilti (Hippocrate,...

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