Il était une fois Tekochine et Gulistan, deux « sœurs d'armes » au Rojava, ce Kurdistan syrien où les bataillons de femmes se sont battus comme des lionnes contre les djihadistes de Daech. Il s'agissait de « maintenir en vie ce pays improbable né d'un rêve humaniste et d'une utopie politique », écrit Patrice Franceschi. Avec « S'il n'en reste qu'une » (Grasset), l'auteur de « Avec les Kurdes » (Gallimard, 2020) se fait aujourd'hui le scribe inspiré d'une espérance et d'une tragédie auxquelles il a lié sa vie.
"S'il n'en reste qu'une" : un livre au plus près des combattantes kurdes

S’il n’en reste qu’une (Grasset), sans doute le plus beau texte que l’écrivain-aventurier Patrice Franceschi nous ait donné, est à la fois un roman et une fresque : celle du combat des femmes kurdes contre la sauvagerie de l’État islamique. Qui se souvient de l’abandon, pas si lointain pourtant, des Kurdes par les Occidentaux, en octobre 2019 ? Trahissant celles et ceux qui avaient donné leur vie pour faire reculer Daech, les troupes de la coalition ont laissé le champ libre à celles d’Erdogan qui redoutaient l’émergence d’une entité kurde autonome et démocratique à sa frontière.Patrice Franceschi nous emmène dans un futur indéterminé où tout le monde a oublié cette tragédie, sauf un vieux patron de journal qui dépêche une journaliste sur les traces des dernières survivantes. Avec Rachel Casanova - le nom de la baroudeuse - nous partons en reportage depuis l’ancien Rojava, ruiné et soumis, jusqu'au Kurdistan irakien, des montagnes de Qandil à celles de Diyarbakir, en Turquie. De maquis en maquis, se lèvent des ombres féminines, fragiles mais indomptables. Tekochine, qui commandait un bataillon, a été sauvée sous les gravats d’un bombardement par la blonde Gulistan, une Yézidie aux...

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