Séquencer le coronavirus permet de savoir si une personne est infectée par un variant, et si un nouveau mutant apparaît. Sur ce sujet aux enjeux colossaux, la France est à la traîne. À tort.
Séquençage du virus : pourquoi c'est important et pourquoi nous sommes nuls

Cinq petites lettres et même une seule dans l’alphabet grec : Delta. Tout le monde cite ce variant, comme hier ceux qui sont venus d’Angleterre (Alpha), d’Afrique du Sud (Bêta) ou du Brésil (Gamma). Et tout le monde, même les non-hellénistes, redoute les lettres suivantes : Epsilon, Zêta, Êta… synonyme d’épidémie sans fin. « Ça ne sert à rien de s’alarmer dès qu’un variant apparaît, tant que l’on est capable de les détecter et de réagir » estime le Pr Pawlotsky, chef du pôle Biologie et pathologie de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil, en banlieue parisienne. Rassurant ? Oui, mais à condition de bien connaître les secrets du Covid et de ses satanées souches.Pour attendre ce Graal biologique, il existe une seule solution : séquencer le virus, plus exactement son matériel génétique, composé de 30 000 molécules qui se suivent (lire l’encadré 1). Ce « découpage » en tranches permet de savoir si une personne positive est atteinte d’un nouveau variant. Plus on mène cette analyse, plus le risque de laisser passer des nouvelles mutations entre les mailles du filet est faible. On peut alors prendre des mesures sanitaires pour limiter leur transmission le plus vite possible. Pas besoin d’une...

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