Selon une étude de l'Ifop pour la Licra, 47 % des lycéens déclarent avoir assisté à des revendications religieuses au sein de leur établissement. Ceux qui sont scolarisés dans les zones d'éducation prioritaires y sont particulièrement confrontés. Parmi les apprentissages les plus contestés : l'éducation sexuelle et les questions d'égalité hommes-femmes, et les cours de natation.
Selon l'Ifop, 65 % des lycéens musulmans placent l'islam au-dessus des lois de la république

Dix-sept ans se sont écoulés depuis l'adoption de la loi interdisant le port de signes religieux à l'école et aujourd'hui encore, les croyances continuent de se confronter au cadre laïc de l'enseignement public. Quelques mois après l'assassinat du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty par un terroriste islamiste, un rapport d'étude réalisé par l'Ifop pour la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et son magazine, le Droit de Vivre, s'est penché sur les revendications religieuses observées par les lycéens français dans leurs établissements.Combien ont été confrontés à des protestations ou des demandes spécifiques d'ordre religieux entre la classe de seconde et de terminale ? Selon l'Ifop, ils sont 48 % à déclarer avoir assisté à des contestations motivées par la religion de leurs camarades lors d'un cours. Un chiffre qui grimpe à 74 % dans les lycées classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP).Des tables, robinets ou vestiaires réservés à certaines religionsSans surprise, hors des cours à proprement parler, ce sont les demandes de nature alimentaire qui sont les plus citées par les lycéens. Près d'un sur deux (47 %) déclare avoir déjà vu leurs...