A écouter cette semaine : des « Symphonies de salon », un « Magnificat » dans sa version originale en mi-bémol, une pop introspective et sophistiquée, une icône rock française qui chante l'amour, de nouveaux arrangements avec « American Utopia On Broadway », un son furieux qui déboule de Dakar.
Sélection albums : Le Concert de la Loge, Bach, Jack Peñate, Jean-Louis Aubert, David Byrne et le trio Guiss Guiss Bou Bess
  • Reicha – Beethoven Symphonies de salon Grande Symphonie de salon n°1 pour neuf instruments d’Anton Reicha et Septuor, op. 20, de Ludwig van Beethoven par Le Concert de la Loge.

Au regard de la fortune posthume des deux compositeurs, on pourrait croire qu’Anton Reicha et Ludwig van Beethoven n’ont en commun que le fait d’être nés en 1770. Leur confrontation dans ce programme, bien dans la manière anticonformiste du Concert de la Loge, invite à relativiser le jugement de l’histoire qui favorise le visionnaire allemand au détriment du théoricien d’origine tchèque. Le terrain choisi pour la rencontre est celui d’une musique concertante à consommer dans l’intimité. Découverte en 2017, la partition de Reicha est enregistrée pour la première fois. Destinée à neuf instruments qui ne se contentent pas de se montrer brièvement sur le devant de la scène, cette Grande symphonie de salon procède d’un subtil renouvellement de l’animation. Emmenés par le violon de Julien Chauvin, chef de troupe au sens théâtral, les acteurs de cette pièce sans paroles rivalisent d’esprit. Conçu sur de semblables bases, le Septuor de Beethoven pâtit un...

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