Trop en retard par rapport à ses concurrents, Sanofi interrompt le processus de fabrication de son vaccin à ARN messager, ce mardi 28 septembre, mais continue à travailler sur un vaccin utilisant une technologie plus classique qui pourrait être approuvé d'ici à la fin de l'année. Depuis le début des recherches, Sanofi a accumulé les retards, illustrant les carences de la recherche française.
Sanofi : quatre questions sur l'arrêt de la production du vaccin à ARN messager

Pourquoi Sanofi jette l'éponge ?Complètement dépassé par ses concurrents Pfizer et Moderna dont les sérums sont prêts depuis le début de l'année 2021, le laboratoire français Sanofi arrête le processus de fabrication de son vaccin à ARN messager (ARNm). Développé avec la firme américaine Translate Bio, il a obtenu des résultats intermédiaires positifs mais ne sera pas présenté à la troisième phase de test, la dernière avant la commercialisation. Il était attendu pour 2022.Trop tard pour Sanofi qui explique qu'il « n'y a pas de besoin de santé publique d'avoir un autre vaccin ARN messager ». L'enjeu serait plutôt « d'équiper la France et l'Europe d'un arsenal de vaccins à ARN messager pour une prochaine pandémie, pour de nouvelles pathologies », indique à l'AFP Thomas Triomphe, le vice-président de la branche vaccins du laboratoire. Sanofi entend donc se repositionner après cet échec.Sanofi et le vaccin, c'est fini ?Non parce que Sanofi travaillait en même temps sur deux vaccins anti-Covid. L'autre est développé en partenariat avec l'entreprise britannique GSK, qui lui fournit l'adjuvant. Il s'agit d'un vaccin à protéine recombinante, une technologie plus classique que l'ARNm, qui...

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