Dans un tchat avec les internautes du « Monde », notre correspondant à Moscou, Benoît Vitkine, est revenu sur le vote de la réforme constitutionnelle, qui se termine mercredi.
Russie : « L’image écornée de Vladimir Poutine ne jouera sans doute qu’à la marge sur le résultat du vote »

Dans un tchat avec les internautes du Monde, notre correspondant à Moscou, Benoît Vitkine, est revenu sur le vote en Russie de la réforme constitutionnelle, qui se termine mercredi 1er juillet.

Eric : Bonjour, pensez-vous que la gestion de la pandémie a pu affaiblir Vladimir Poutine ? Les résultats seront-ils moins flatteurs que prévu ?

Benoît Vitkine : Vladimir Poutine n’est pas apparu à son meilleur durant la pandémie. Il a commencé par la sous-estimer publiquement, croyant, sans doute sincèrement, que les fermetures de frontières suffiraient, puis il s’est mis en retrait, jusqu’à n’apparaître plus que dans son « bunker », comme les Russes ont surnommé le bureau de sa résidence, en banlieue de Moscou.

Surtout, il a transféré sur les gouverneurs la responsabilité de la gestion de la crise, à commencer par ce dilemme qui s’est posé partout ailleurs dans le monde : santé publique contre relance de l’économie. « Vous êtes personnellement responsables », a-t-il dit aux dirigeants régionaux, sans pour autant leur donner de pouvoirs supplémentaires.

Cela dit, cette image un peu écornée ne jouera sans doute...

Préparer sa retraite ? Retrouver un emploi ? Découvrez l'accompagnement de nos formateurs !