Le continent est plus que jamais un champ de bataille entre puissances étrangères. Mais s'il n'y avait que cela. La France est peut-être elle-même, par sa faiblesse et ses atermoiements, son pire adversaire…
Russes, Américains, Chinois… Ils veulent virer la France d’Afrique

L’image restera, ultime cliché d’une Françafrique moribonde : celle d’un Emmanuel Macron, visage fermé, prononçant l’éloge funèbre d’un dictateur arrivé au pouvoir trente ans plus tôt avec l’aide de la France et dont le fils vient tout juste de réinvestir le « trône » au mépris absolu de toutes les règles constitutionnelles. C’était le 23 avril, à N’Djamena, capitale du Tchad – mais aussi, depuis longtemps, cœur atomique de la présence militaire française sur le continent.Trois jours auparavant, le maréchal Idriss Déby Itno était mortellement blessé dans des combats avec les rebelles nordistes du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), selon la version officielle. Pour beaucoup, par sa seule présence, le président de la République française focalise alors toutes les contradictions et les inconséquences de sa « politique africaine » ou de ce qui en tient lieu. Elle est une faute impardonnable aux yeux des multiples opposants de l’interminable règne des Déby, hier le père, désormais le fils s’autoproclamant chef du Conseil militaire de transition (CMT).La preuve, une de plus, que la France est incapable de mettre en actes ses promesses de rupture avec des régimes...

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