Dans une note, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin demande au directeur général de la police d'effectuer plus de contrôle et de saisies de deux roues dans les zones touchées par le phénomène des « rodéos urbains ». Si certains policiers demandent à pouvoir poursuivre plus systématiquement les chauffards, des acteurs publics plaident, eux, pour plus de prévention.
"Rodéos urbains" : quelles pistes pour y mettre un terme ?

Le 9 juin à Strasbourg, un chauffard sans permis se livrant à un rodéo urbain renverse un enfant de dix ans. Jugé en comparution immédiate cinq jours plus tard, il a écopé d’un an de prison. Ce 14 juin à Besançon, dans le Doubs, plusieurs jeunes adeptes de rodéos urbains ont roué de coups deux habitants de leur quartier qui se plaignaient des nuisances. Pire encore, alors qu’une des deux victimes était en train de déposer plainte au commissariat, son domicile a été dégradé par des jets de pierre et de gaz lacrymogène, en guise d’intimidation rapporte l’Est Républicain.Cinq ans auparavant, toujours à Besançon, un accident mortel avait coûté la vie à un homme de 76 ans, percuté frontalement par un motard. Entretemps, la législation a changé. Depuis 2018, les organisateurs de ces courses à moto sont passibles de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende. À cela viennent s’ajouter la confiscation systématique du véhicule et la suspension du permis de conduire.Cet arsenal juridique ne semble pas décourager les intéressés. Pour tenter d'endiguer le phénomène, Gérald Darmanin a demandé à Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale, de se déployer dans « les lieux les...

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