Le chef de l'État ne pourra s'exonérer d'une profonde réforme des institutions. Car il y a dans le pays une grande défiance, et le mouvement des « gilets jaunes » n'a peut-être été qu'une « répétition générale », estime notre chroniqueur Simon Olivennes.
"Rétablir la concorde nationale ? Une triple réforme des institutions, vite !"

Un vent d’apathie souffle sur la République. Aux lendemains d’une présidentielle aux résultats attendus, et à la veille de législatives auxquelles les recompositions ne changeront pas grand-chose à l’obtention d’une majorité quasi automatique pour le pouvoir en place, chacun ressent une forme de grande fatigue démocratique.Le système semble être arrivé au bout d’un cycle. Son essoufflement est principalement perceptible par le degré de défiance qu’ont les citoyens envers sa capacité à les représenter. Pour le résumer brièvement, les électeurs de Marine Le Pen ont le sentiment qu’ils ne gagneront jamais, ce qui ne peut que les pousser à la sécession définitive ; les électeurs de Mélenchon ont l’impression qu’on leur vole la victoire, ce qui les renforce dans la radicalité ; et les électeurs macronistes sont animés d’un bref sentiment de répit accompagné d’une angoisse sourde devant leurs défaites à venir.À LIRE AUSSI : Jacques Julliard : Risque d'élargissement du conflit, menace nucléaire, que nous arrive-t-il ?En clair, des trois grands blocs qui se sont distingués lors de l’élection présidentielle, seul le centriste semble avoir la capacité de garder un pouvoir que les deux tiers...

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