Aujourd'hui, le baccalauréat tel qu'il est conçu, bien trop coûteux en temps et en argent, ne sert plus à rien, déplore notre éditorialiste Jacques Julliard. Pour lui, il est temps de créer une grande plate-forme d'orientation à l'issue du baccalauréat, qui aménage, pour l'enseignement professionnel et l'apprentissage, une place en rapport avec les besoins.
"Requiem pour le bac, devenu une ridicule cérémonie"

Finissons-en, de grâce, avec cette ridicule cérémonie, digne des républiques bananières, où le nombre des votants est supérieur à celui des inscrits.Vous avez reconnu, je pense, notre cher baccalauréat. Le « record » des reçus, pieusement consigné dans la presse, soit 95,7 % des candidats, et même un peu plus pour le baccalauréat général, sera-t-il encore battu cette année ? Attention à ne pas dépasser, par excès de « bienveillance », les 100 % de candidats ! On a même réinventé, pour donner un peu de solennité au rituel, un « grand oral », quand celui-ci a disparu de la défunte ENA. Suspense dans la presse. Reportages. Interviews. Libres opinions passionnées. Hurlements de joie, non moins rituels, pour les reçus. Vive la France !Tout cela pour rien. Le baccalauréat fut inventé par Napoléon en même temps que le monopole de l’Université, à l’intention d’une petite fraction de la bourgeoisie. Il devint progressivement, au long du XIXe siècle, le signe distinctif de cette bourgeoisie tout entière, selon le mécanisme décrit en 1925 par Edmond Goblot dans son étude classique sur la bourgeoisie, la Barrière et le Niveau : « Toute démarcation sociale est à la fois barrière et niveau. Il...

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