Frédéric Henry, le PDG de Lubrizol France, assure que la viabilité du site était en jeu et que des enseignements ont été tirés du drame en matière de sécurité.
Réouverture partielle de Lubrizol : "Les jours qui ont passé font qu’on a perdu de la clientèle qui est allée voir autre part"

L'activité de l'usine chimique Lubrizol à Rouen a "redémarré" partiellement "dans la nuit de vendredi à samedi", moins de trois mois après l'incendie qui a touché le site Seveso, a confirmé Frédéric Henry, le PDG de Lubrizol France, invité de France Bleu Normandie lundi 16 décembre.

Le préfet de la Seine-maritime avait signé l'arrêté de réouverture vendredi après-midi, précisant qu'il s'agissait "d'une réouverture partielle, limitée à deux petites unités de mélange et de solubilisation, n'impliquant pas de réaction chimique".

"La viabilité du site de Rouen était mise à mal"

Pour Frédéric Henry, "il était très important de redémarrer dès que possible" : "La viabilité du site de Rouen était mise à mal à partir de mi-novembre. Et tous les jours qui ont passé font qu’on a perdu de la clientèle qui est allée voir autre part (...) Nous allons voir, avec ce redémarrage partiel, si nous allons avoir des commandes clients suffisantes pour charger nos unités de mélange", a expliqué le PDG de Lubrizol France.

L’emploi pour 400 et quelques personnes, c’est énorme. Sans compter tous les emplois induits que cela génère. A Rouen, on estime à...

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