Le documentaire de Fabrice Gardel et Mathieu Weschler rappelle le scandale que provoqua, en 1921, l'attribution du prestigieux prix littéraire à « Batouala », livre de l'auteur antillais.
« René Maran, le premier Goncourt noir », sur France 3 : un précurseur méconnu de la négritude

FRANCE 3 - JEUDI 14 OCTOBRE À 23 H 50 - DOCUMENTAIRE

Qui connaît René Maran ? Albin Michel, et c’est heureux, car l’homme mérite qu’on le commémore. Cent ans après sa parution initiale, l’éditeur remet en vente, augmenté d’une préface d’Amin Maalouf, son premier roman, Batouala (272 p., 17,90 €), couronné le 14 décembre 1921 par le prestigieux prix Goncourt. Un événement, car c’est la première fois qu’apparaît au palmarès de l’Académie un écrivain noir.

Enfant, René Maran, né à Fort-de-France d’une famille guyanaise en novembre 1887, placé en internat à Talence (Gironde) par son père administrateur colonial, conjure sa solitude dans les livres. Il se veut Rimbaud et adopte Marc Aurèle comme maître à penser. Il se lie d’amitié avec un autre exilé, le Guyanais Félix Eboué (1884-1944), puis, plus tard à Paris, avec l’écrivain Manoël Gahisto (1878-1948), qui jouera un rôle capital dans l’édition de Batouala – c’est lui qui apporte le manuscrit à l’écrivain Henri de Régnier pour qu’il soit édité, puis le livre chez les Goncourt en vue du prix –, il en est remercié, dédicataire du...

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