Au fond de la rade de Toulon, dans la baie de Tamaris, ce conchyliculteur cultive une moule unique, étonnante par sa couleur et sa saveur si délicate.
Rencontre : les moules rouges de Tamaris de Martial Hourdequin

Dans la main calleuse de l'artisan, la moule ouverte éclate de délicatesse. La nacre, à l'intérieur de la coquille, renvoie des reflets rouges et la chair abondante est orange comme la brique, sauf qu’elle brille. La cuire serait un massacre. Elle se déguste crue et se révèle encore plus complexe que la chair d’un oursin. Autrefois populaire jusqu’à Toulon, la moule dite "rouge de Tamaris" est devenue une espèce en voie d’extinction, à force d’avoir été trop pêchée. Elle a été remise en culture par trois conchyliculteurs de la baie, dont Martial Hourdequin à La Seyne-sur-Mer.

Pour aller à la rencontre de Martial Hourdequin, installé dans la partie la plus éloignée des fortifications militaires et du lieu d’amarrage du Charles-de-Gaulle dans la rade de Toulon, il faut naviguer une quinzaine de minutes vers l’ouest. Au bout, c’est la Seyne-sur-Mer et l’isthme des Sablettes, ourlé d’une plage aussi séduisante que populaire, que seuls les Toulonnais, ou presque, connaissent.

"Tenez-vous, une vague arrive", prévient le pêcheur, debout à bord de son bateau pour l’amarrer à l’une des cabanes sur pilotis ancrées dans la baie. Quand le mistral souffle fort, la Méditerranée, par nature si calme, (...)

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