COMMISSION EUROPENNE - Le rejet de la candidature de l'ex-ministre Sylvie Goulard à la Commission européenne, présentée par l'opposition comme un camouflet pour Emmanuel Macron, n'est pas le premier du genre. Il témoigne de la montée en puissance du Parlement européen depuis 2014 dans ce rôle, entre contrôle de la probité du candidat, de ses compétences, mais aussi tractations internes entre forces politiques.
Rejet de la candidature de Sylvie Goulard : des précédents au Parlement européen, entre quête de probité et tractations politiques

"Je ne comprends pas. Il faut que l'on m'explique." Manifestement agacé, Emmanuel Macron s'est montré surpris, jeudi, après l'annonce du rejet par le Parlement européen de la candidature de son ex-ministre issue du Modem, Sylvie Goulard, comme commissaire au Marché intérieur. Le chef de l'Etat a expliqué avoir proposé trois candidatures à la future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, celle-ci ayant retenu le nom de Sylvie Goulard et proposé cette candidature aux eurodéputés. 

Sylvie Goulard était en réalité déjà sur la sellette. Après une audition le 2 octobre au Parlement européen, elle faisait l'objet d'une session de rattrapage ce jeudi 10 octobre, afin de prouver aux eurodéputés sa probité et ses compétences pour le poste envisagé. 

Si le rejet de cette candidature est inédite pour la France, ce n'est pas la première fois que le Parlement retoque la proposition d'un Etat membre.  Quel fonctionnement (...)

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