L'admistration pénitentiaire se charge désormais seule des opérations de transferts des détenus entre la prison et le tribunal. Exceptionnellement, franceinfo a pu suivre l'une de ces extractions avec une équipe de l'administration pénitentiaire de la prison de Fresnes en région parisienne.
RÉCIT. Tout l'enjeu du trajet, c'est de "ne pas s'arrêter" : on a suivi l'extraction judiciaire d'une détenue entre sa prison et le tribunal

C'est le seul moment où les détenus sortent des quatre murs de la prison. Quelques heures où ils se retrouvent dans la société, pour aller voir le juge, ou assister à leur procès. Chaque jour, 200 extractions judiciaires sont réalisées, rien qu'en Île-de-France. Des opérations sous tension, où le risque d'évasion est le plus élevé. Exceptionnellement, franceinfo a pu suivre l'une de ces extractions avec une équipe de l'administration pénitentiaire de la prison de Fresnes, en région parisienne.

Ce jeudi 31 octobre, c'est une détenue à haut risque qui est transférée. M, 19 ans, n'a pourtant pas le physique d'un caïd : le corps frêle, la voix enfantine, elle est en prison pour association de malfaiteurs terroristes, ce qui fait d'elle une détenue classée comme sensible. L'escorte qui va l'accompagner est donc prévue en conséquence : trois surveillants, Aurélie, Lionel, Guillaume, la petite trentaine, et une gradée plus expérimentée, Fabienne Ethore, qui ont pour mission de l'amener de la maison d'arrêt des femmes de Fresnes, où elle est détenue, jusqu'au tribunal de grande instance de Paris, dans le quartier des Batignolles, où elle a rendez-vous...

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