Bains de foule, esclandres, conciliabules et suspensions de séance ont rythmé cette séance, samedi, qui a vu la gauche reprendre la deuxième ville de France.
RECIT. Municipales : à Marseille, la folle journée qui a permis à Michèle Rubirola de devenir maire, vingt-cinq ans après Jean-Claude Gaudin

Le suspense aura été total jusqu'au bout. Après des élections municipales au verdict incertain et une intense semaine de tractations, la candidate de la gauche, Michèle Rubirola, est devenue la première femme maire de Marseille, samedi 4 juillet. Emue et soulagée au terme d'une séance du conseil municipal tendue, la nouvelle édile a commencé son discours par une citation lourde de sens : "Marseille appartient à qui vient du large", écrivait Blaise Cendrars. "Je ne sais pas si le Printemps marseillais vient du large, mais je sais qu'il vient de loin", a poursuivi Michèle Rubirola.

Il y a encore six mois, la gauche, perdue dans ses querelles internes, paraissait loin de pouvoir l'emporter. C'est finalement au prix d'une union de dernière minute avec l'ancienne socialiste Samia Ghali que Michèle Rubirola a pu s'asseoir dans le fauteuil de maire de la deuxième ville de France. Retour sur cette folle journée qui a mis les nerfs de tous les protagonistes à rude épreuve.

9 heures : les huées et les vivats de la foule

Les partisans du Printemps marseillais se sont donné rendez-vous devant l'entrée de l'hémicycle Bargemon, ce bunker qui abrite le conseil municipal de...

Obtenez gratuitement votre guide mutuelle senior 2020 pour réaliser des économies !

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !