Philippe Louis-Dreyfus, président de l'armateur éponyme, veut réduire la vitesse des vraquiers et des pétroliers
«Ralentir nos navires est le moyen le plus rapide de protéger la planète»

Même quand elle est simple et d’une efficacité redoutable, une idée ne s’impose pas toujours d’elle-même. Président du groupe Louis-Dreyfus Armateurs, Philippe Louis-Dreyfus raconte son combat pour imposer une réduction de vitesse au secteur maritime.

D’où est venue votre idée de réduire la vitesse des navires pour limiter l’émission de CO2 ?

J’ai toujours eu la conviction que les armateurs devaient faire des efforts en matière d’environnement et de sécurité. Dès 2003, Armateurs de France, que je présidais, a mis sur pied une Charte Bleue. Elle engageait ses membres dans trois domaines : la qualité des navires, la condition sociale des marins et l’environnement. J’ai eu moins de succès… à la tête de l’Association des armateurs européens, puis mondiaux. Même s’il est vrai, qu’à la tonne transportée, le transport maritime est le plus efficace, le moins polluant en termes de rejets de CO2, j’estimais que nous ne pouvions pas nous en contenter. L’Organisation maritime internationale, l’OMI, une agence de l’ONU, nous a d’ailleurs imposé de nouvelles normes extrêmement drastiques sur le fioul utilisé ; elles entreront en...

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