Édouard Philippe présente mercredi des mesures pour répondre au malaise des hôpitaux.
"Qu'on nous donne les moyens de remotiver les troupes" : les personnels hospitaliers dans l'attente des annonces du Premier ministre

"On n'est pas assez payés comme on pourrait l'être ailleurs", affirme Sébastien, infirmier dans un service de chirurgie depuis six ans, à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris. Une hausse des salaires, c'est l'une des revendications principales. Le Premier ministre Édouard Philippe doit justement présenter mercredi 20 novembre le plan renforcé pour l'hôpital, censé répondre au malaise des hôpitaux publics, huit mois après le début d'un mouvement social inédit.

"Je pense que je touche entre 24 000 et 28 000 euros à l'année. C'est banal ce que je dis, mais une fois que j'ai payé la crèche des enfants, le loyer, la bouffe, clairement aujourd'hui sur mon compte je n'ai plus de fric", poursuit Sébastien. Parmi les annonces attendues du chef du gouvernement, une revalorisation des salaires pour ces hospitaliers, pénalisés par le coût de la vie, notamment en région parisienne. "Là je suis à moins 50 euros. Quand je veux aller boire un verre avec un collègue, il faut que je réfléchisse. Qu'on nous donne les moyens de remotiver les troupes !"

C'est ça le problème, c'est que tout le monde n'en a plus rien à foutre, ou a l'impression que l'autre n'en a...

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