«Que répondre au délit de sale gueule numérique?». La tribune d’Yves-Paul Robert et Yannick Augrandenis

Un franchisé Intermarché qui poste en 2015 des photos d’un safari en Afrique prié de démissionner. Deux salariées du Slip Français qui partagent sur leur profil privé des photos d’une soirée grimées en noir, rappelées à l’ordre avant d’être invitées à quitter l’entreprise. Sans qualifier la légitimité ou la finalité de ces polémiques, quels enseignements tirer pour l’entreprise ? Comment gérer le « délit de sale gueule numérique » du salarié à la confluence de l’émotion et du droit.

Il y a 60 % de chance que vos salariés soient sur les réseaux sociaux et autant de probabilités qu’ils puissent publiquement porter atteinte à la réputation de l’entreprise sans le vouloir. L’usage croissant des réseaux sociaux augmente les risques de tourmente plaçant les dirigeants en plein dilemme. Se mettre dans le sens de l’émotion et hurler avec les réseaux sociaux, qui demandent immédiatement des « actes » d’autorité en vertu de la morale ? Ou bien « raison garder » en se donnant la possibilité du temps de la réponse étayée et surtout fondée sur le droit ? Céder aux sirènes du « Trendic Topic » ou résister en...

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