JUSTICE – Au neuvième jour du procès des époux Fillon et de Marc Joulaud, poursuivis pour "détournement de fonds publics", l'avocat de l'Assemblée nationale, a plaidé ce lundi. Il a réclamé, comme il l'avait annoncé, 1.081.219,51 d'euros de préjudice financier au titre du remboursement des salaires des emplois fictifs dont aurait bénéficié Penelope Fillon.
Procès Fillon : "La question n'est pas de savoir si un député peut salarier son épouse"

"L'Assemblée nationale ne règle de comptes avec personne en se constituant partie civile dans ce dossier. Elle n'entend ni soutenir ni aggraver l'accusation. Il n'y a pas de traitement discriminatoire." C'est par ces mots que Me Yves Claisse, avocat du Palais Bourbon, seule partie civile dans ce dossier, a débuté lundi 9 mars sa plaidoirie rappelant le cas du député Alain Marsaud, condamné en 2018 à un an de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité pour avoir rémunéré sa fille qui occupait un poste fictif de collaboratrice parlementaire.  Une chose est claire pour la robe noire : "La question n'est pas de savoir si un député peut salarier son épouse mais s'il y a une contrepartie au versement d'un salaire." C'est en effet tout l'enjeu de ce procès qui s'est ouvert le 24 février et qui doit s'achever mercredi 11 mars : "Penelope Fillon a-t-elle, oui ou non, été l'assistante parlementaire de son mari puis de son ancien suppléant Marc Joulaud ou a-t-elle (...)

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