Ce vendredi 17 septembre, pendant près de 2h20, Patrick B., policier de 51 ans de la brigade criminelle, a résumé devant la cour d'assises spéciale les constatations policières effectuées dans le Bataclan. Lors de l'enquête, les policiers ont retrouvé un dictaphone, mis en mode enregistrement une heure avant l'arrivée des terroristes et abandonné au sol lors de l'assaut…
Procès du 13-novembre : quand la "bande-son de l'horreur" résonne dans la salle d'audience

Il a une tête de flic. Des yeux aciers plissés. Le crâne chauve. Une barbe soignée. Un costume gris impeccable. Il a dans la voix ce ton neutre de ceux qui ont beaucoup côtoyé la mort des autres. Il a dans le regard cette retenue de ceux qui savent rentrer leurs larmes. Pendant près de 2h20, Patrick B., policier de 51 ans de la brigade criminelle, va résumer à la cour d'assises spéciale les constatations policières effectuées dans le Bataclan.Un exposé sobre de bout en bout. Pas d’images chocs. Pas de sang. Pas de corps. Sur l’écran géant de la salle d’audience, les 90 victimes de ce 13 novembre (71 dans la salle, 14 à l’extérieur et cinq décédées à l’hôpital), sont des points bleus informatiques placés sur une visite virtuelle de la salle du Bataclan réaménagée après le drame. Le « nouveau » Bataclan est redevenu une salle de spectacle impeccable. Le bar est toujours là. La petite balustrade devant aussi. Les escaliers. Les toilettes. Mais qui, parmi le public de cette salle d’assises, après les 2 h 20 d’exposé de Patrick B., retournera un jour dans ces lieux de tant de chagrin ?Le policier raconte comment s’est déroulée l’enquête. À 5h du matin, la nuit du drame, quand, avec ses...

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