Après le massacre, Michel a été l'un des premiers policiers à intervenir dans la salle de concert du Bataclan. À lui la tâche impossible de trier les blessés. Qui sauver ? Qui laisser mourir ? Et surtout : où sont les terroristes ?
Procès du 13-Novembre : les remords et dilemmes d’un policier de la BAC

Face à une scène de guerre, face au danger toujours diffus, qui sauve-t-on en premier ? Six ans après, Michel se le demande toujours. « Je ne vous cache pas que j’ai beaucoup de remords », lance à la barre ce policier de la BAC qui, le 13-Novembre, fut l’un des premiers à pénétrer au Bataclan. C'était juste quelques minutes après le commissaire C., ce héros de la nuit qui a abattu le terroriste Samy Amimour. Sans savoir où se cachaient les deux complices de celui-ci, Michel a progressé entre les survivants à l’agonie, secouru les premiers blessés. Une traversée lente et douloureuse, ponctuée de choix impossibles. « Est-ce qu’on a bien fait ? Est-ce qu’on a mal fait ? On a dû faire des choix tactiques pour décider qui doit vivre, qui doit mourir. Il faut faire ces choix-là, et les porter pendant toutes ces années… », témoigne-t-il face à la cour d’assises, ce 27 octobre.Costume sombre, phrases courtes et épaules carrés, Michel a une dégaine de militaire. Le genre discipliné, respectueux des codes, des protocoles. Mais cette nuit du 13-Novembre, face à l'effroi, toute cette rigueur a volé en éclats. Sur les coups de 21 h 30, Michel arrive légèrement en retard pour prendre son...

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