Il devait participer aux commandos de la mort du 13-Novembre, mais en a été empêché. Interrogé par la Cour d'assises de Paris ce 14 janvier, l'accusé Adel Haddadi, un Algérien de 34 ans, a soutenu qu'il a été choisi par l'État islamique pour perpétrer des attentats parce qu'il était « quelqu'un de serviable ».
Procès du 13-Novembre : Adel Haddadi, le kamikaze malgré lui

Kamikaze malgré lui. Quand, un jour à Raqqa, un haut responsable de l’État islamique (EI), Oussama Atar, chef des opérations extérieures, lui dit : « Ta mission, c’est de partir en Europe, en France », c'est une proposition que le jeune Adel Haddadi ne peut se permettre de refuser. Désobéir à l’émir, ce serait désobéir à Allah. « En Syrie, on ne pose pas de questions, c’est interdit. Je l’ai compris dès le début », clame ce djihadiste algérien face à la cour d’assises spéciale de Paris, ce 14 janvier.L'accusé Haddadi n’en démordra pas dans le box : il n’avait pas le choix. Ce n’est qu’en parlant avec les deux Irakiens logeant avec lui, ceux qui se feront exploser trois mois plus tard au Stade de France, qu’il aurait découvert la nature de ce qu'on lui demande. « Ils m’ont dit qu’ils étaient des kamikazes. J’ai appris que c’était ça ma mission », confesse Haddadi. « Une mission suicide », reformule le président de la cour, Jean-Louis Périès. « C’est ça. »Le faux migrantDix hommes composaient les commandos meurtriers du 13-Novembre, mais il aurait dû y en avoir davantage. Au moins quatre de plus. Haddadi est l’un de ces terroristes manquants, avec plusieurs de ses co-accusés, comme...