Alors que le projet de loi relatif à la protection de l'enfance est présenté en Conseil des ministres mercredi, avec notamment à la clef une rémunération minimale pour les assistants familiaux, ces derniers ne cachent pas leur lassitude.
Précaires, essorés, mal reconnus, isolés : les assistants familiaux réclament une réforme en profondeur de leur statut

Dans le jargon, on les appelle "Assfam" : les assistants familiaux sont environ 38 000 en France et accueillent à leur domicile les mineurs, jusqu'à 21 ans, confiés par l'Aide sociale à l'enfance. Mercredi 16 juin, le projet de loi "relatif à la protection de l'enfance" sera présenté en Conseil des ministres par Adrien Taquet, le secrétaire d'Etat chargé de l'Enfance et des Familles. Il entend revaloriser le statut de ces professionnels de l'enfance, notamment en garantissant une rémunération minimale, équivalente au smic. Pas forcément de quoi calmer les angoisses d'une profession sous tension.

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Car bien sûr, il y a parfois un peu de colère, et des attentes fortes : la sécurité de l’emploi, un vrai statut de travailleur social, intégré dans les équipes de la protection de l'enfance. Mais, avant tout, c'est évidemment une question de vocation. "Nous avons des enfants qui arrivent chez nous détruits par leur vie personnelle, en les accueillant chez nous, on leur donne un cadre serein", explique ainsi Annick...

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