Rire ou faire peur pour mieux faire vendre ! Tout l'été, « Marianne » ausculte six films cultissimes devenus des références majeures de la pop culture, pastichées, parodiées, pillées par les marketeurs en tous genres pour valoriser styles et clients. (2/6)
Pourquoi "OSS 117" fonctionne si bien en marketing ?

Sacré Hubert ! Ses répliques n’ont pas attendu le nombre des années pour révéler leur valeur. Toujours aux aguets, les forces de vente ont bien sûr voulu s’en emparer mais à quoi bon pasticher une parodie ?Séducteur, imbu de lui-même, sûr de lui… Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, est l’archétype de l’agent secret, tel que l’a imaginé le Français Jean Bruce dans les années 1950, quelques années avant que Ian Fleming donne naissance à son illustre James Bond. Au début des années 2000, le réalisateur Michel Hazanavicius fait d’OSS 117, à travers deux films cultes, Le Caire, nid d’espions et Rio ne répond plus un espion misogyne, homophobe et raciste. Et c’est hilarant, car le réalisateur, grand adepte du détournement et du second degré – il a signé pour Canal+, en 1993, un montage virtuose d’extraits de classiques de la maison Warner et doublés avec des dialogues incongrus, la Classe américaine –, pratique le pastiche comme personne. Effets de caméra reproduisant ceux des films d’espionnage des années 1950-1960, bagarres chorégraphiées, dialogues saignants, et un Jean Dujardin singeant à l’envi le fameux jeu de sourcils de Sean Connery – le seul James Bond digne de ce nom...

Participez à notre grand jeu de l'été ! Remportez des chèques cadeaux d'une valeur de 500 € et un mois gratuit à notre offre de divertissement Hedony !