Le polémiste d'extrême droite a enfin annoncé sa candidature dans un clip aux accents gaulliens. Jalonnant le discours de dizaines d'images d'illustration façon zapping, Éric Zemmour et ses équipes ont pourtant négligé un détail qui pourrait coûter cher : les droits d'auteur.
Pourquoi le clip de campagne d'Éric Zemmour pourrait lui valoir des poursuites

Une vidéo capitale… préparée par des amateurs ? Mardi 30 novembre à midi, le candidat Éric Zemmour a mis fin au faux suspens qui hantait sa pré-campagne. Dans un clip que sa sœur ennemie Marine Le Pen a qualifié de « passéiste », le polémiste d'extrême droite déclare sa candidature à l'élection présidentielle. Éric Zemmour, assis au bureau d'une pièce sombre, parle dans un micro sur pied façon « appel du 18-Juin », et égrène sur la 7e symphonie de Beethoven toutes les angoisses supposées de ses compatriotes : la France est en train de disparaître, il faut la sauver. Se succèdent à l'écran les images d'une France éternelle et idéalisée – Belmondo, Barbara, le Concorde – et des extraits de reportages contemporains montrant une France aux prises avec la « chienlit » – émeutes urbaines, militantes féministes ou LGBT. Problème : l'équipe du candidat ne s'est pas assurée d'obtenir le droit de diffuser toutes ces images. Et s'expose donc à des poursuites judiciaires.« Il n'y a aucune exception particulière qui exonérerait les candidats ou hommes politiques du respect du droit de la propriété intellectuelle », réagissent les avocats Justine Bloch et Patrick Sergeant. Ces professionnels de...