Le discours polémique du député RN José Gonzalez à l'Assemblée Nationale, ce mardi 28 juin, illustre la position singulière de son parti quant à la mémoire de la guerre d'Algérie. Les électeurs pieds-noirs, au vote hétérogène mais marqué à droite, sont choyés par les dirigeants RN, notamment dans le sud de la France.
Pourquoi la mémoire "pied-noir" est si vive au Rassemblement National

La nostalgie de l'Algérie française s'est invitée à la première séance de l'Assemblée nationale, ce mardi 28 juin. Comme le veut l'usage, la parole était donnée au doyen des députés. José Gonzalez, 79 ans, élu RN des Bouches-du-Rhône, est revenu sur son enfance en Algérie. « J’ai laissé là-bas une partie de ma France. Je suis un homme qui a vu son âme à jamais meurtrie par le sentiment d’abandon », a glissé à la tribune ce pied-noir né à Oran.Avant de poursuivre un peu plus tard devant la presse : « Je ne suis pas là pour juger si l'OAS a commis des crimes, je ne sais même pas ce qu'était l'OAS ou presque pas », a-t-il déclaré à propos de l'Organisation de l'armée secrète responsable de la mort de 2 200 personnes en Algérie et de 71 en France selon les estimations des historiens. Des membres de cette organisation ont aussi tenté d'assassiner le général de Gaulle en 1962. Les élus de la Nupes ont dénoncé les propos de José Gonzalez comme relevant d'un « négationnisme historique ».Anti-gaullismeS'ils font polémique, ces propos relèvent d'une rhétorique ancienne au sein de l'ex-Front National, qui trouve un écho chez certains pieds-noirs, particulièrement dans le sud de la France. Le...