Le président de l'association Respire, Olivier Blond, réagit à la publication ce mardi d'un rapport de l'Agence de sécurité sanitaire qui alerte sur les risques que présentent pour la santé les particules de tailles nanométriques.

"Notre système de surveillance de la qualité de l’air est obsolète parce qu'il ne mesure que les grosses particules", alerte mardi 16 juillet sur franceinfo Olivier Blond, président de l’association Respire. Il réagit ainsi au rapport publié le même jour par l'Agence de sécurité sanitaire, qui a compilé 160 études depuis 2013, et en conclut que les particules de tailles nanométriques présentent un risque pour la santé.

franceinfo : Les particules ultra fines sont-elles plus pernicieuses que les particules fines ?

Olivier Blond : Une particule ultra fine est une particule dont la taille est inférieure à 100 micromètres. C’est vraiment quelque chose de microscopique mais comme vient de le montrer l’étude de l’Anses, c’est quelque chose de très toxique. Comme c’est tout petit, cela va pouvoir pénétrer plus profondément encore dans le corps, d’abord à travers les poumons et puis ensuite dans tous les organes. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on ne les mesure pas. C’est un peu la partie immergée de l’iceberg, toutes ces petites particules qu’on ne regardait pas et qui pourtant portent cette dangerosité encore plus forte. Ces...

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