Les marchés d'avenir risquent d'échapper aux entreprises françaises du médicament sans une politique industrielle plus volontariste, selon leur fédération professionnelle
Philippe Lamoureux (Leem): «Identifions une liste d’un millier de médicaments d’intérêt stratégique»

Philippe Lamoureux est directeur général du syndicat des entreprises du médicament (Leem).

L’industrie pharmaceutique est l’un des secteurs français les plus exportateurs. Mais est-elle bien positionnée pour tirer parti de la crise ?

La pharmacie est le 3e ou 4e secteur le plus contributeur industriel à la balance des paiements française. Il est assez peu soumis aux à-coups conjoncturels. Mais la situation est fragile car il est positionné sur des produits « matures », qui ont entre 18 et 25 ans d’ancienneté. L’inconvénient est que nous sommes fortement concurrencés sur nos marchés à l’export par les pays d’Asie du Sud-Est comme la Chine et l’Inde, mais aussi par les producteurs locaux des pays en développement comme le Maroc. En outre, ces produits matures sont à plus faible valeur ajoutée que des immunothérapies et nouvelles entités chimiques issues des biotechnologies. Ces dix dernières années, l’industrie n’a pas détruit ni créé d’emplois : ils sont restés au nombre de 45 000 en production en France. Elle n’a pas fermé d’usines. Le marqueur de sa dégradation se retrouve dans la valeur ajoutée produite par chaque...

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