La finance incite les entreprises à la bonne gestion et favorise la prospérité collective. Notre pays irait mieux si, au lieu de la vouer aux gémonies, il en mobilisait les ressorts.
Philipe Manière : "Notre amie, c’est la finance !"

C’était il y a presque dix ans. Lors de son premier meeting de campagne, François Hollande galvanisait ses partisans en s’écriant : « Mon adversaire, c’est le monde de la finance ! » Succès garanti… Mais la vérité est que c’est de plus de finance, et non de moins, que la France aurait besoin ! Il est facile d’ironiser sur les défauts de la finance – des folies qu’elle a parfois permises à son impénétrabilité pour le profane. Mais derrière la complexité apparente d’une technique proliférante, dont on ne saurait ici évoquer les innombrables dimensions, se cachent de réels bienfaits pour la collectivité, très souvent inaperçus.L’un des moins reconnus en France, mais pas le moindre, est de détourner les entreprises de la course à la taille. Trop d’entre elles choisissent spontanément comme boussole la top line (la « ligne du haut » dans les comptes, celle où apparaît le total des ventes). Les analystes financiers et les investisseurs, eux, se moquent de cet indicateur flatteur pour l’orgueil du boss mais qui ne dit rien de la prospérité future de son entreprise et préfèrent suivre la bottom line – résultat d’exploitation (ce qui reste après qu’on a couvert toutes les dépenses).Gère...