La présidente de la région Île-de-France, candidate à l'investiture LR pour la présidentielle de 2022, propose de punir plus sévèrement les infractions commises dans les zones les plus criminogènes, en ajoutant une circonstance aggravante. La mesure est inconstitutionnelle en l'état, mais dans les faits il est déjà possible d'appliquer une politique pénale différenciée, selon des spécialistes interrogés par Marianne.
Peut-on punir plus sévèrement les délinquants à Bobigny qu'à Guéret, comme le souhaite Valérie Pécresse ?

Ce qu’elle proposeInterrogée sur ses propositions en matière de lutte contre la délinquance, Valérie Pécresse, candidate à l’investiture LR pour les prochaines élections présidentielles, a assuré « qu’on peut tout à fait territorialiser les peines », ce dimanche 18 octobre, au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro – LCI. En clair, faire en sorte que la peine encourue pour un même délit soit plus lourde à Bobigny en Seine-Saint-Denis qu’à Guéret dans la Creuse.Concrètement, la présidente de la région Île-de-France a expliqué sur RTL que pourrait constituer « une circonstance aggravante » le fait « de commettre une peine (sic) dans un lieu dans lequel aujourd’hui on en commet beaucoup trop ». Des propos qui appellent une précision, puisque par « peine », il fallait entendre « infraction ».Cette mesure « permettrait de venir à bout d’une situation que l’on constate, c’est que malheureusement les crimes et les délits se concentrent aux mêmes endroits », a justifié l’ancienne conseillère d’État.Valérie Pécresse maintient sa proposition de "territorialiser les peines" : "commettre une peine dans un lieu dans lequel on en commet beaucoup trop pourrait être une circonstance...

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