« Chaque année, on argue de ce que nous sommes en crise pour justifier une relance qui passe le plus souvent par un renforcement de la redistribution sociale et une augmentation du nombre total de fonctionnaires »
Peut-on encore se fier à John Maynard Keynes?

Ereinté par la gauche qui, depuis des décennies, le convoque à tout instant à la table de discussion budgétaire, ce pauvre John Maynard Keynes est épuisé. Il avait pourtant mis au point une théorie sophistiquée qui avait le mérite de s’expliquer simplement : en période de crise économique, le gouvernement se doit de relancer la machine en investissant massivement et en diminuant les impôts afin d’avoir un impact tant sur la charge des entreprises que sur la demande et la consommation. La contrepartie est que, lorsque l’embellie revient, l’Etat diminue sa dépense et ajuste les taux d’imposition.

Chaque année, on argue de ce que nous sommes en crise pour justifier une relance qui passe le plus souvent par un renforcement de la redistribution sociale et une augmentation du nombre total de fonctionnaires. Oubliés les cycles économiques, nous avons chaque année un déficit au minimum de 3 % du PIB. Ce chiffre qui aurait dû, selon les critères du traité de Maastricht, être un butoir maximal est devenu, par la magie de la médiocrité de nos relations sociales et de la faiblesse du monde politique, un butoir minimal. Un bon budget est à 3 % de...

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