Les nuisances causées par les rodéos urbains compliquent le quotidien de milliers de Français. Peu de recours existent pour les arrêter. Alors les riverains se mobilisent à leur façon pour tenter de préserver une certaine tranquillité.
Pétition, bagarre, œufs et boules Quies… Le calvaire des riverains face aux rodéos urbains

Dans l’Est parisien, Idriss, 29 ans, se dit « à cran ». Deux à trois fois par semaine, les mêmes bruits stridents le sortent de son sommeil. « Généralement, ça arrive en plein milieu de la nuit, entre une heure et trois heures du matin », relate-t-il. En bas de chez lui, non loin de la porte de Pantin, dans le XIXe arrondissement de Paris, des jeunes s’adonnent régulièrement à des rodéos urbains.« En scooter, ils font des roues arrière à tour de rôle sur 100 à 150 mètres. Et en voiture, ils font des courses de bas en haut de la rue, finissant par des dérapages assourdissants », décrit le jeune homme qui confie parfois se lever en trombe pour « vérifier » que personne n’est blessé. « C’est très crispant, ça tape sur le système. » Un grabuge auquel il faut souvent ajouter le tapage d’un groupe de jeunes installés sur le trottoir pour admirer les figures de leurs acolytes.Exaspération maximaleLas, Idriss et ses voisins ont appelé la police à plusieurs reprises. En vain. « Ils ne se déplacent pas pour ‘ça’ », regrette-t-il. Récemment, il a mis au point une technique pour faire fuir d’au moins quelques centaines de mètres ces rodéos… « Je jette des œufs et parfois des seaux d’eau,...

Retrouvez vos produits et commandez en ligne ! High-Tech, Cuisine & Maison et Bien-être, retrouvez nos offres !