La vogue de « l'éducation positive » est passée par là : les parents sont incités vivement à être bienveillants et parfaits à chaque instant. Mais, la perfection n'étant pas de ce monde, « Marianne » les invite plutôt, cet été, à se détendre et à rester zen face à leurs voisins prompts à lever le sourcil à la moindre punition prononcée.
Parents imparfaits, qui donnez encore des BN à vos enfants : vous êtes les vrais héros

Cet été, la Fondation pour l’enfance diffuse dans toutes les grandes villes des affiches dénonçant les « violences éducatives ordinaires » (VEO) tels que les cris et les fessées – ces dernières étant interdites par la loi de 2019, communément appelée « loi anti-fessée ». « Si je menace, c’est… de mes bisous ! », « Si je hurle, c’est… de joie ! », disent les slogans de la campagne. Face à eux, le parent imparfait – c’est-à-dire normalement névrosé – pourrait sursauter. Pourrait-il finir derrière les barreaux pour avoir osé crier très fort « Range ta chambre ! » à son gamin ou encore avoir mis une fessée à son rejeton qui traversait la rue sans regarder ? Lui qui pensait n’être ni plus ni moins qu’un gentil et brave type, serait-il un violent qui s’ignore ?Cela fait des années déjà qu’il subit au quotidien les assauts des coachs parentaux autoproclamés sur les réseaux sociaux, des passants dans la rue – des mamies ou des célibataires – qui savent toujours mieux que lui comment éduquer ses gosses. À l’école, ou même parfois dans sa propre famille, il reçoit les félicitations ou les remontrances des parents « disciples de l’éducation positive », toujours nickel et bien propres sur...

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