Cet Algérois de 33 ans manifeste contre le pouvoir tous les vendredis depuis le 22 février. Il réclame des changements dans un pays où les jeunes sont souvent contraints de se tourner vers l'économie informelle pour gagner leur vie.

"Il n'y a plus de bagarres ici, plus de vols, car on connaît bien les gens du quartier", se félicite Aladin. Cet Algérien de 33 ans gère avec deux associés un carré de plage dans le quartier de Bordj El Kiffan, situé dans l'est de la baie d'Alger. Pour 1 000 dinars (un peu moins de 8 euros), il offre la possibilité aux gens de profiter d'une table, d'un parasol et de quatre chaises pour la journée. "Parfois, les gens n'ont pas les moyens de payer, mais s'ils se comportent bien, je les laisse s'asseoir, sourit-il derrière ses lunettes noires. Depuis que je suis petit, je travaille sur cette plage."

Aladin vit de l'économie souterraine, comme de nombreux Algériens. Même s'il a payé une autorisation de 3 000 dinars aux autorités, son job d'été n'est pas déclaré et n'offre aucune couverture sociale. "Tout le monde cherche sa vie dans l'informel ici, explique-t-il en arabe. Je n'ai pas d'assurance santé, je n'ai même pas de carte d'identité et mon passeport est périmé." Pas de quoi lui faire perdre son large sourire. Vêtu d'un polo jaune-orangé du FC Barcelone et d'un short noir, le jeune homme entonne le refrain en italien de Lasciatemi Cantare pendant...

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