Le suicide sur son lieu de travail de Christine Renon, directrice d'une école maternelle, a mis en lumière le mal-être de toute une profession.

Elle ne peut contenir ses larmes en évoquant la première phrase de la lettre de Christine Renon. Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny (Seine-Saint-Denis) de 1994 à 2019, est débordée par l'émotion en citant la directrice d'école maternelle qui s'est suicidée sur son lieu de travail. "Aujourd'hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée", avait-elle écrit dans un courrier de trois pages envoyé à sa hiérarchie et des collègues.

"Cette phrase est terrible, elle est extraordinaire parce qu’elle résume tout en quelques mots", juge la jeune retraitée, qui a longuement milité au sein de SUD-Education. Les obsèques de Christine Renon ont lieu, jeudi 3 octobre, en même temps qu'une journée de mobilisation des directeurs d'école. Son geste a mis en lumière le profond malaise qui secoue la profession.

Rentrée chargée

"Dire que je me reconnais dans les propos de ma collègue est une évidence" , lâche auprès de franceinfo Fabrice*, directeur d'une école de six classes dans le sud-est de la France, qui parle d'"un malaise généralisé". Pour ce trentenaire non syndiqué, il...

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