Selon les autorités, entre quatre et cinq cents Français se trouveraient dans le Nord-Est syrien, dont une soixantaine de combattants. Mais les chiffres précis sont difficiles à obtenir. Une seule certitude : les femmes et les enfants sont très nombreux.

Que vont devenir les jihadistes français et leurs familles à la suite de l'offensive turque en Syrie ? Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a plaidé, jeudi 17 octobre à Bagdad, pour que soixante d'entre eux soient jugés en Irak, après leur transfèrement depuis les prisons du Kurdistan syrien. Car depuis le début de l'opération militaire d'Ankara dans le nord du pays, Paris redoute que certains ne s'évadent pour redonner corps au groupe Etat islamique (EI), ou revenir dans leur pays d'origine.

"Il n'est pas question de voir d'un seul coup ces combattants arriver sur le sol français comme ça par miracle", a assuré Emmanuel Macron, mercredi, lors d'une conférence de presse à Toulouse. Il n'empêche que leur sort, ainsi que celui de leurs femmes et enfants, demeure un sujet brûlant. Dans la soirée de jeudi, la Turquie a fini par accepter un cessez-le-feu provisoire et pourrait se retirer de Syrie. Mais cette trêve n'apporte qu'un statu quo à cette situation explosive.

"Plus de la moitié sont des femmes"

"Dans la zone du nord-est syrien, on considère qu'il y a à peu près 400 à 450 Français, certains dans des camps, d'autres prisonniers,...

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