Évoquée à demi-mot par le chef de la diplomatie américaine, l'option militaire a fait, sinon bouger les lignes, en tout cas remis les diplomates en mouvement. Téhéran annonce que les pourparlers reprendront sur le nucléaire, mais toujours pas avec les Américains. Le pouvoir iranien rappelle aussi que la récente adhésion de l'Iran à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) peut changer la donne en termes de partenariats économiques.
Nucléaire : l'Iran en train de se jeter dans les bras de la Russie et la Chine

Quelques mots auront suffi pour que tout s'accélère : « la fenêtre de tir » se referme, et « nous sommes prêts à nous tourner vers d'autres options ». Regrettant que la reprise des négociations nucléaires s’attarde, Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, s'est donc résolu à faire planer la menace militaire sur Téhéran, pour la première fois dans l'histoire récente entre les deux pays. Une menace évoquée ce 13 octobre alors qu’il recevait son homologue israélien, Yaïr Lapid. De son côté, ce dernier a également rappelé qu'Israël « se réservait le droit d'agir à tout moment et quels que soient les moyens pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique ».En quelques heures, la tension est donc montée d’un cran. L’Iran, dans une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU, a averti Israël de ne pas tenter d' « aventure militaire ». Josep Borrell, haut représentant de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, s'est rendu à Washington, tandis que son adjoint, Enrique Mora, se trouvait à Téhéran. Objectif : relancer les négociations, au point mort depuis l'élection à la présidentielle d’Ebrahim Raïssi en juin, et rétablir l'accord de Vienne torpillé par Donald Trump...

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