Un décret publié vendredi repousse de quatre ans la mise en service maximale du réacteur de troisième génération, dont le chantier a commencé en 2007.
Nucléaire : le délai maximal de démarrage de l’EPR de Flamanville repoussé à 2024

Le chantier catastrophe de l’EPR de Flamanville (Manche) gagne encore un peu de temps. Vendredi 27 mars, par un décret publié au Journal officiel, le gouvernement a prolongé le délai maximal de mise en service du réacteur de troisième génération. Il était temps : le décret d’origine, pris en 2007, prévoyait une durée maximale pour un démarrage des premières opérations – le chargement du combustible nucléaire – en avril 2020. La nouvelle rédaction prolonge cette durée jusqu’en 2024.

L’EPR de Flamanville, démarré en 2007, devait initialement entre en service en 2012 et coûter 3,5 milliards d’euros. A la suite de nombreuses difficultés, le chantier est désormais évalué à 12 milliards d’euros, et le site ne devrait pas démarrer avant 2023. EDF espère que le chargement du combustible, c’est-à-dire l’uranium nécessaire à la réaction nucléaire, soit chargé à la fin de l’année 2022. « Cela nous permet de bénéficier de marges administratives supplémentaires par rapport au planning industriel », a réagi EDF, interrogé par l’AFP.

Les dernières difficultés du chantier incitent à la prudence sur le...

Faites une action inoubliable : en savoir plus sur le leg Unicef

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !