A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, Olivia Ngou, de l'ONG Impact Santé Afrique, estime qu'il faut intensifier le combat contre la maladie.

Tribune. Je devais avoir 3 ans lorsque j’ai contracté le paludisme pour la première fois, mais je n’oublierai jamais lorsque j’ai été frappée de nouveau, à l’âge de 8 ans. J’entendais des voix et tout résonnait très fort dans ma tête. J’ai ensuite rencontré dans ma ville des personnes rendues infirmes à cause du paludisme. Je n’aurais jamais pensé qu’une simple piqûre de moustique pouvait avoir de telles conséquences. Depuis, je n’ai cessé de me battre contre ce fléau.

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D’immenses progrès ont été réalisés entre 2000 et 2015, quinze années au cours desquelles la mortalité liée au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans a diminué de moitié sur le continent africain. Mais, aujourd’hui, la maladie connaît une recrudescence inquiétante, du fait surtout de la résistance aux antipaludiques et aux insecticides, et de la prolifération de faux médicaments. Nous avons pourtant les moyens d’en finir avec le paludisme. Voici quatre propositions.

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Impliquer les acteurs communautaires

En Afrique, le paludisme est par excellence une maladie que l’on soigne d’abord en communauté, avec des remèdes maison, la médecine...

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