À la veille du mouvement de grève de jeudi, les associations, infirmiers et auxiliaires de vie s'organisent tant bien que mal pour se rendre au chevet des patients dépendants.
"Nos patients ont besoin de nous" : les aides à domicile s'organisent avant la grève du 5 décembre

Comme la quasi-totalité de ses collègues, Anne, infirmière, vit en banlieue mais travaille dans le 16e arrondissement de Paris. Mercredi 4 décembre, veille de la grève, elle ne rentrera pas chez elle, mais ira dormir chez des amis, pour pouvoir se rendre chez ses patients.

Grève du 5 décembre : 8 conducteurs sur 10 et 7 contrôleurs sur 10 seront concernés

Alors pour assurer sa journée de travail, faute de transports, Anne ira à pied s'il le faut : "On va mettre de bonnes baskets et on va y aller !", dit-elle dans un sourire. "Nos patients ont besoin de nous pour leur glycémie, leur insuline, pour même se lever, se laver, tout ça", explique-t-elle. Ses patients "ne peuvent pas le faire seuls, ils n’ont personne, donc on est là". "On s’organisera comme il faut", indique-t-elle.

"Elles sont prises en otage"

Une organisation à marche forcée pour Anne Lataste, directrice de l'association La vie à domicile : "Elles sont prises en otage", s'insurge-t-elle. Les aides à domicile n'ont, selon elle, "pas le choix de venir parce qu’elles ne peuvent pas perdre du salaire".

Elles savent que derrière il y a des vies humaines donc c’est absolument dramatique, surtout si...

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !