Dans la ligne de mire des manifestants, on trouve notamment l'annonce d'un dispositif de remboursement de consultations de trente minutes à 22 euros.
« Ni bradés, ni soumis » : les psychologues et les psychothérapeutes manifestent contre la « précarisation » de leur métier

« Bon, allez, on va leur montrer qu’on n’est pas juste des gentils Bisounours ! », lance une jeune femme rousse en rejoignant le rassemblement. Jeudi 10 juin, ils étaient environ 400 (selon la police) psychologues et psychothérapeutes à manifester devant le ministère de la santé, place Pierre-Laroque, dans le 7e arrondissement de Paris. D’autres rassemblements ont eu lieu dans près d’une vingtaine de villes françaises, à Bordeaux, à Nice, à Lyon ou encore à Rennes. Leur mot d’ordre : « Ni bradés, ni soumis ».

Les grèves de « psys » sont rares. Habitués à écouter, les membres de cette profession veulent cette fois-ci faire entendre leur « fatigue », leur « ras-le-bol » et leur « colère », répondant à l’appel de plusieurs syndicats et organisations, dont Force ouvrière (FO), l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP) et le Syndicat national des psychologues (SNP).

En cause, notamment, le protocole annoncé en mars pour proposer le remboursement des consultations de psychothérapie (seules les séances chez les psychiatres sont...

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