Exerçant un métier peu connu, les techniciennes d'intervention sociale et familiale accompagnent des femmes en souffrance psychique après l'accouchement.
#MonPostPartum : à domicile, des travailleuses sociales aident les mères à tisser un lien avec leur bébé

« Après mon premier accouchement, je voulais fuir… » Deux ans après la naissance de sa fille Juliette, Perrine ne veut pas revivre ces pensées auprès du petit Hélio, âgé de six semaines. A 40 ans, elle endure sa deuxième dépression post-partum. « J’ai beaucoup de peurs, d’angoisses, de crises de panique, confie-t-elle Avec ma fille, je me sentais tellement incapable d’être mère que je la rejetais. » Comme Perrine, plus de 10 % des mères connaissent ce « trouble psychiatrique postnatal », selon Santé publique France – soit environ 75 000 femmes par an. Il peut avoir des conséquences à long terme sur le développement cognitif, émotionnel et social de l’enfant, augmentant par exemple le risque de troubles psychiatriques.

Ce matin de février à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, Perrine est aidée de Brigitte*, technicienne d’intervention sociale et familiale (TISF) depuis plus de vingt ans. Ses missions, variées, consistent notamment à se rendre au domicile de mères en souffrance psychique après l’accouchement et à les aider à tisser avec leur bébé un lien d’attachement équilibré. Deux TISF se relaient au domicile...

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