Le 24 mars, un campement de migrants a été évacué, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). 732 personnes qui ont été mises à l'abri dans des gymnases et des hôtels, dont la gestion a été confiée à des associations. Un reportage du photographe Augustin Le Gall dans un des gymnases dans le 19e arrondissement, géré par l'association Alteralia.
Mise à l’abri des migrants : « Les gymnases ne sont pas des lieux appropriés »

Ils sont parmi les plus précaires et, face à l’épidémie de Covid-19, la promiscuité et l’insalubrité qu’ils éprouvent au quotidien les exposent particulièrement aux risques de contamination. Le 24 mars, un campement de migrants a été évacué, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), et 732 personnes – des Afghans, Soudanais et Erythréens en majorité − ont été mises à l’abri. Si la moitié d’entre elles a pu être orientée vers des hôtels, l’autre moitié l’a été vers des gymnases en Ile-de-France.

Lors de cette évacuation, les autorités ont organisé un examen de la situation de santé des personnes. Médecins sans frontières (MSF) est notamment intervenue dans quatre gymnases et deux hôtels « pour faire du triage et de la détection de cas suspects, explique Corinne Torre, de l’ONG. On a passé en revue plus de 341 personnes ».

A l’issue de ces examens, une personne à risque présentant des symptômes a été transférée vers l’hôpital et 25 autres cas suspects ont été identifiés. Disposant de cinq tests, MSF a pu confirmer formellement deux contaminations au Covid-19. Ces personnes ont été admises dans des...

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