Pour Jean-François Colosimo, "il y a un grand appel pour les religions, une éthique de la responsabilité" alors que le monde est touché par l'épidémie de coronavirus et par les mesures de confinement.
Messe de Pâques : le confinement "est une grande frustration et une contradiction parce que l'ont célèbre l'affranchissement de l'humanité", explique un historien

"C'est une grande frustration et une contradiction parce que ces fêtes célèbrent l'affranchissement de l'humanité", a expliqué, dimanche 12 avril franceinfo, Jean-François Colosimo, historien des religions et directeur des Éditions du Cerf. Le pape François doit célèbrer la messe du dimanche de Pâques en la basilique Saint-Pierre. Elle sera suivi par la bénédiction Urbi et Orbi devant une place totalement vide en raison du confinement mis en place pour éviter la propagation de l'épidémie de coronavirus.

franceinfo : Cette impossibilité d'être ensemble est-ce un vrai coup dur pour les fidèles ?

Jean-François Colosimo : Bien sûr, une religion c'est d'abord des rites, des cérémonies, des fêtes ou une appartenance à une communauté. Cette communauté démontre son appartenance par le culte, c'est physique. Pour les juifs, Pessah est la fête de la délivrance de l'esclavage. Pour les chrétiens, Pâques qui s'inscrit dans cette mémoire de la Pâque juive, c'est l'affranchissement de la mort, le monde de la résurrection. Donc, là on a une grande privation parce qu'une religion qui n'est pas vécue c'est une grande frustration et une contradiction parce que...

Obtenez votre guide mutuelle des seniors et profitez d'un accompagnement personnalisé !

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !