Les Haïtiens continuent de réclamer la démission du président, Jovenel Moïse, et manifestent contre la misère, les pénuries et la corruption.
Manifestations, corruption, paralysie... Dix ans après le séisme du 12 janvier 2010, Haïti vit en état de crise permanent

C'est une série de chiffres qu'Haïti préférerait oublier. Le 12 janvier 2010, un terrible séisme, de magnitude 7,3, frappe le pays de plein fouet. Le bilan est effroyable : 220 000 morts, 300 000 blessés, 1,5 million de sans-abri. Dix ans plus tard, le pays ne s'est toujours pas relevé et a sombré dans une crise sociale sans précédent. D'abord sporadique, celle-ci court désormais sans interruption depuis presque trois mois, les Haïtiens manifestant contre la misère, les pénuries et la corruption.

Et pour cause. En octobre 2016, alors qu'il est encore en pleine reconstruction, le pays le plus pauvre des Amériques subit de nouveau les intempéries, avec le passage de l'ouragan Matthew qui rase le Sud. Un mois et demi plus tard, l'élection à la présidence de Jovenel Moïse achève d'ébranler sa fragile stabilité. Elu au premier tour d'un scrutin où le taux de participation n'a pas dépassé les 21%, cet entrepreneur agricole est, depuis, empêtré dans plusieurs scandales de corruption. Parmi eux, le dossier PetroCaribe, du nom de l'accord énergétique entre Haïti et le Venezuela, qui devait permettre au pays d'acquérir du pétrole à un prix favorable et...

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